Belle discussion avec ArthurCahut” de cahut.net, à poursuivre – sans aucun doute.

Gaëlle est passée à la maison pour solliciter S. et lui soumettre son livre. La timeline lursienne est en route, Ypsilon mûrit lentement mais les Têtes de pioches sont en ligne (Citagri stagne un chouïa). De Pau jusqu’à Saint-Étienne, neuf heures de train. Réels.

Perdu des cheveux… Il était temps. Le projet Free the jazz est démarré.

On n’enseigne pas que des techniques, des savoirs, des compétences, aussi complexes et précises soient-elles. On concourt à ce que se forment des individualités dont le monde va bénéficier. Depuis cet espace infime qu’est une école d’art, aussi insignifiant soit-il quand on regarde objectivement les enjeux qui traversent le monde, sont propulsés chaque année des jeunes gens qui veulent parler au monde, qui traceront des signes destinés à signaler de nouvelles directions, à ouvrir des espaces possibles. Il leur faudra signifier, simplifier, donner à lire et à comprendre, mais aussi rendre compte de la complexité, rendre sensibles ses infinies variations, laisser sa place à l’exploration sensible des territoires mutants de la vie qui va, des sociétés en crise, du vivant fragile et des reconfigurations souhaitables du politique.

Quelques semaines déjà que je n’ai pas écrit ici. Le rythme ! Serais-je victime d’extrasystole épistolaire, de fibrillations claviéristes, d’une tachycardie expressive ? Que nenni. Le lieu de mes écrits s’est déplacé, ils sont désormais parfaitement adressés.

Néanmoins, je laisse ici la joie de beaux moments. Hier, l’amie Francesca est passé à la maison puis à l’école pour partager la construction du livre dédié à Typoéticatrac, l’expo de Pierre di Sciullo au Bel Ordinaire en 2017. C’est un beau livre numérique. Si je fus partagé (jaloux ?) qu’il soit un e-pub et pas un livre web, je dois avouer qu’il est très réussi – et pas cher.

Hier soir nuit, j’ai envoyé un e-mail à Vincent Perrottet. Joie ce matin, à peine avant neuf heures, de recevoir son appel. Les amitiés et relations forgées dans le creuset social qu’est le Bel Ordinaire sont diablement solides.

Cet après-midi, galette et kouign amann chez Mam Korydwen, puis visite de l’école avec Lucile.

Et au milieu de la journée, un chouette e-mail d’Arthur, partisan d’un web indépendant et artisanal installé dans les Pyrénées. Hâte de faire plus ample connaissance.

Ici, à ce moment, j’ai écrit un titre : “Powerpoint”, et me suis arrêté là. Je devais bien avoir une idée dans la tête.

Il est vraisembable que je souhaitais garder trace d’une réflexion, au beau milieu d’une semaine de formation à la gestion de projet dans le contexte de la fonction publique territoriale. Je me souvenais de cet article du New York Times, We Have Met the Enemy and He Is PowerPoint. La demande qui nous était faite passait immanquablement par la réalisation de diapos, de slides, d’une présentation. Ô combien ces outils (Powerpoint, Keynote) et cette manière indépassable d’appuyer visuellement un discours sont problématiques. S’en saisir avec élégance et justesse est une gajeure.

Ce drôle de syndrome. Depuis tant d’annes que je parcours –sans assez de rigueur, sans aucun doute– les outils et les enjeux du libre dans ma pratique du design, je flippe ma race – passez-moi l’expression – au moment de préparer un cours qui en parle. D’autres sont tellement plus purs :), plus radicaux, plus compétents, plus engagés…

Il y a quelques jours, en réponse à une question qui m’étais posée, j’écrivais : Professeur de quoi ? J’enseigne (j’essaie) le savoir-(bien-)vivre, la conscience des autres, le regard critique, la lecture du monde, l’écriture du sens, le déploiement de l’imaginaire, l’autonomie fonctionnelle, le travail en commun, et plus marginalement, le design graphique et le webdesign.

Déplaçons donc les espaces d’écriture. La fluidité des internets permet de surfer sur les vagues d’électrons et de dénicher les meilleurs spots. Souvent les outils primaires, malgré leurs défauts restent un dénominateur commun.

Je viens de publier une nouvelle vague release de radicalweb.design. L’ébauche d’une chronologie y est visible.

Ces derniers jours, mon expérience d’écriture s’est déplacée de ce lieu sans adresse précise vers un autre, très “adressé”.

La loi « sécurité globale » a été définitivement adoptée. La loi « climat » est vide de sens. Le projet nauséabond « contre le séparatisme » est désespérant. La réforme de l’assurance-chômage, ou celle des retraites promettent un carnage social. Le « Beauvau de la sécurité » à venir me glace d’avance.

La tâche d’un enseignant est complexe et délicate. On réussit parfois, on se trompe souvent, et on essaie de moins échouer. « Comment faire » reste un sacré mystère.

Tout point de vue un peu sérieux sur l’écologie, la biodiversité ou le changement climatique qui ne remettrait pas fondamentalement en cause les logiques capitalistes et n’embrasserait pas une perspective décroissante me paraît nul et non avenu. Corollaire : tout engagement politique se réclamant de la justice sociale se doit d’absorber pleinement la perspective écologique.

J’ai peur que le titrage synthétique et caché de ces notes ne m’emmène vers des jeux de mots trop approximatifs.

Ce soir, sur les conseils de Jérôme Denis, j’écoute un disque Bongo Joe, mais aussi deux inédits de Kourgane que JMSP nous envoie en contribution à la conversation cromagnons.

Complexification démesurée de mon processus de publication. Je viens de créer un script shell et un script python… Le HTML reste au cœur.

Je dois dire que si Beautiful Soup ne s’était pas appellé ainsi, je ne me serais sans doute jamais lancé dans un tel projet. Dénommer ainsi un parser XML/HTML signale une intérêt portée à l’erreur, un accueil bienveillant de toutes les approximations, qui me parait relever d’une des qualités intrinsèques du web (HTML comme HTTP) : sa tolérance.

À propos de Beautiful Soup. Il faut lire le zine écrit et édité par son créateur, Leonard Richardson. C’est une humble ode au logiciel libre, au partage, et à la bienveillance :

I wrote it to make the world a better place. […] You have power. Use it to make things better.

Quelques minutes heures après,

Congratulations! This is a valid Atom 1.0 feed.

Le flux est donc désormais disponible.

Antoine Fauchié me demande si un flux RSS pourrait être mis à disposition. Son expérience de commits crypto-littéraires est de ce point de vue très inspirante. Un flux écrit “à la main” pourrait relever d’un méta-texte synthétique de chaque note.

Le RSS est un outil brutal et convivial, fondamentalement inscrit dans les logiques d’ouverture et d’échanges du web. Mais j’ai le sentiment que toute complexification technique de ce micro-projet m’écarterait de l’expérience spécifique de l’écriture nativement hypertextuelle qu’est la rédaction en simple HTML.

Il faut bien dire que j’apprécie assez ce langage. Pouvoir distinguer sémantiquement un <i> d’un <em> m’a toujours paru relever d’un niveau d’élégance inestimable.

Une hypothèse serait de conserver la brutalité de l’écriture au sein du document HTML et de déléguer la création du flux à un script dont l’éxécution serait manuelle, périodique ou automatique.

Demain, design libre.

Évidemment, le rythme du (b)log se détend. Il est vraisembable que si Albert de Pétigny ne m’avait pas sollicité, je n’aurais pas mis à jour cet exercice de publication approximatif et minimal qu’est ce (b)log.

Je me suis perdu dans les gloses, notes, annotations et marginalia. Sous le prétexte d’un document technique à destination de mes étudiant·es, je me suis plongé ces deux derniers jours dans le monde fou des notes de bas de page. J’ai eu l’honneur d’en parler – fût-ce brièvement – avec Frank Adebiaye ou Alexandre Laumonier. C’était ici

107 caractères pour la CSS :)

Aujourd’hui, sombres nouvelles à l’école.

Raphaël Bastide fait des rythmes en CSS. Un joli nom, Cascade. [edit: c’est génial…]

Le temps passe et celui des notes se fait plus rare.

Ce matin, un cours important sur le design éthique. Vaste problème. La structure de la séance n’était pas trop mal fichue. Temps de présentation, temps de travail en groupe, temps de restitution / débat collectif. Étonné de voir le peu d’appétit pour ces jeunes gens envers la critique acerbe de @designonethique, que je trouve vivifiante au plus haut point. Nécessaire.

Hier, tard et fatigué, j’ai sollicité Philippe De Jonckheere – dont j’écris désormais le nom sans erreur, du premier coup – et Raphaël Bastide. Inviter des membres éminents de mon petit panthéon personnel à dialoguer avec moi sur les questions qui me traversent est un privilège que l’âge me permet d’atteindre. Un minimum d’audace aurait pu me permettre de le faire plus tôt. Ça vient doucement.

Philippe et Raphaël ont dit oui. Bien sûr. Chouette.

Ce soir, c’est à Design non-éthique que je m’adresse. Et puisqu’iels sont partants pour que je leur pose quelques questions, j’en suis ravi !

J’ai écrit “iels”…

Ce qui advient dans la pratique inclusive de l’écriture est étonnant. Le langage peut être performatif, l’écriture aussi. La conscience permanente de la diversité des personnes à qui l’on s’adresse – quand on écrit “inclusivement” – produit un effet notable dans la pensée même de ce qu’on écrit.

Rendez-vous avec “ma” directrice pédagogique. Un peu foireux dans l’affirmation de mes questions et de mes positions. Rendez-vous utile néanmoins.

Une pause de six jours déjà. Le rythme initial ne peut être tenu sur la distance.

Le site des Arques avance, doucement. Deux exemples sur le site des ateliers web.

Un devis très en retard. Et un autre qui va en prendre.

Aujourd’hui, tôt dans la nuit, en écoutant une vielle conférence de Benjamin Bayart, j’ai entendu parler du RHIEN.

Les participant·es à la formation d’intégration ont progressivement tous·tes coupé leurs caméras. Seul l’intervenant et G. ont conservé la leur allumée. L’image de G. est figée depuis hier. Son regard est concentré bien qu’un peu dans le vague et à peine inquiet. Une lumière extérieure, de trois-quart arrière, traverse le rideau de son bureau et vient éclairer ses cheveux et son visage.

Journée de découverte des réalités de la fonction publique territoriale, par Gilles Guiheux. Traversée de la complexité des différents contextes structurels du territoire, collectivités, métropoles, communautés, DOM, TOM, et de jolis cas particuliers : Clipperton, Wallis et Futuna, Bassas da India. Aussi : décentralisation, déconcentration, égalité, laïcité… et prétendue intangibilité de la logique centralisée du pouvoir en France. Une remarque sur les médias assez étrange, leur position de “tribunal public” feraient d’eux des espaces de lynchage sans retour. Si c’est parfois le cas et qu’on peut le déplorer, j’ai tendance à penser que leur rôle de courroie de transmission sans filtre des pires vitupérations réactionnaires, ou leur attitude de serviteurs de soupes gouvernementales et néo-libérales est bien davantage un problème.

En parallèle, une plongée dans le code d’Ypsilon 😨. Trois-cents dix fichiers PHP de 2011/2012. Parlé de tout ça avec Pauline Nuñez. Très envie de travailler sur ce projet. Il faut que je descende à l’atelier récupérer quelques livres.

Tenter de faire comprendre à Melissa combien publier son propre site web est important. Pré-publier quelques références sur radicalweb.design.

Première journée de bizutage d’intégration à la Fonction publique territoriale.

Un appel à Anita, pour savoir comment se portent les étudiants de 2e année. Initiative un peu incongrue mais rendue nécessaire à mes yeux par la distance considérable que produisent ces cours à cent à l’heure, en sous-groupes, une fois de temps en temps. Comment permettre des espaces de dialogue, d’écoute et de confiance pour autoriser une co-construction des contextes pédagogiques. Cela semble plus que jamais nécessaire.

Sushi et maki maison, puis poire Belle-Hélène sans glace, mais avec Chantilly.

Mise en ligne de FORK et correction de quelques exemples javascript qui requéraient jQuery ou des appels à des CDN. Encore une fois, preuve est faite que la robustesse d’une page web semble liée à son autonomie en termes de ressources et à sa simplicité.

Demain, désintégration ?

Marché/médiathèque du samedi matin. Retour à midi, envie de préciser cette histoire de forks javascript.

Rougail saucisses !

Recevoir des étudiant·es en trois groupes, trois fois une heure, à essayer de répéter trois fois la même chose après avoir passé la soirée et la moitié de la nuit à préparer des supports interactifs, progressifs, dynamiques. En sortir dépité et dubitatif face à la complexité de cet exercice qu’est la transmission de l’entousiasme, des enjeux, de l’intérêt…

Des points & des plans.

Publié Bohèmes, avec bb book A et Kirby. Commencé presque hier, fini aujourd’hui. CSS est un outil tellement rapide quand on fait des choses simples…

Causé avec JMSP, jusqu’à tard, au téléphone.

L’exploration du jour est un générateur de blob en svg. J’y pensais depuis longtemps, n’ai fait qu’adapter en vanilla js un code Angluar (sic) existant, et ce n’est pas encore tout à fait probant.

Je ne sais combien de temps durera mon assiduité à cet exercice du log quotidien, mais j’en entraperçois dès maintenant toutes les vertus.

Recherches autour d’un web useless ou weird.

On continue à s’intéresser aux travaux de Laurel Schwulst, mais il y en a beaucoup trop.

La batterie de l’ordinateur me refuse la station semi-allongée que me propose mon canapé. Mon dos l’en remercie.

Je découvre que David Larlet pour qui j’ai le plus grand respect malgré une tentative de collaboration malheureuse est désormais le développeur de Cafébabel pour qui j’ai travaillé …longtemps.

Douze idées par heure sur RWD. Difficile de toutes les mener à bien en parallèle.

On ne peut pas se balader toute la journée dans l’indieWeb et espérer que Firefox soit réactif face aux 593 onglets ouverts.

Exploration du jour.

Faire trois choses en même temps :

Répondu à une enquête métier sur le webdesign pour une jeune femme suivie par la mission locale de Morlaàs. Signalé que les principales qualités d’un webdesigner pourraient être l’empathie, la curiosité, le travail (et plus tard, la rigueur).

Une hypothèse de recherche–action pour radicalweb.design serait de systématiquement associer à tout travail de lecture/écriture une production pratique et exploratoire du webdesign. Cette émergence de blog en est une.

Tard dans la nuit, un échange avec Thimothé Goguely et Julien Taquet sur la question de la maintenance des sites web: leur durabilité, leur capacité à être maintenus, entretenus, réparés, voire à faire l’objet de migrations ou de refondations.